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"Pierre Mauroy, un homme exceptionnel aux idées justes"

Publié le 8 Juin 2013 par bayrou62 in François Bayrou

 

L'ancien premier ministre Pierre Mauroy est décédé vendredi. François Bayrou lui a rendu un hommage appuyé et ému.

 

"Pierre Mauroy était un homme exceptionnel, profondément enraciné dans ses convictions, dans ses idées, dans le peuple français et le tissu populaire du pays. Il a été un militant engagé, sincère et authentique. Les choix profonds qui étaient les siens, le choix européen et le choix de la décentralisation, étaient des idées justes dont nous devons lui être reconnaissants", a souligné François Bayrou en apprenant le décès de l'ancien premier ministre..

"Il avait trois visages remarquables", s'est souvenu le leader centriste avec émotion. "Le premier, celui d'un militant. Il a donné sa vie au militantisme et à la social-démocratie. Il n'a jamais oublié les ouvriers et ceux qui n'avaient ni relations ni fortune. C'était aussi un grand élu local, avec une vision et une intuition pour l'avenir de sa ville et de sa région. Il était notamment convaincu que le développement viendrait de l'ouverture et c'était à ce titre un promoteur du tunnel sous la Manche", a-t-il rappelé.

Pour le président du Mouvement Démocrate, Pierre Mauroy a également "joué un rôle absolument historique comme premier ministre, au début des années 80". "Avec Jacques Delors, ils réussirent à convaincre François Mitterrand que l'avenir n'était pas dans la France solitaire, avec un projet opposé à celui des autres, mais qu'il fallait rester dans le système monétaire européen et choisir la discipline budgétaire. Il estimait que le progrès ne pouvait pas se faire sans un certain équilibre. Ce fut là un événement très important pour l'avenir du pays", a-t-il ajouté. 

À titre plus personnel, François Bayrou gardera en mémoire un homme "chaleureux, débonnaire et très ouvert". "Il était respecté bien au-delà de sa propre famille politique. Il était capable de dépasser les frontières partisanes. Ceux qui l'ont côtoyé savent qu'il avait choisi d'avoir des relations de confiance avec ses opposants. C'était un don particulier, qui lui venait aussi de sa grande expérience et de sa grande sagesse".

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