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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 02:43

 



Signez et partagez l'appel à une grande loi de moralisation de la vie publique, lancé mercredi par François Bayrou lors d'une conférence de presse.

Déjà 15.000 signataires. Rejoignez le mouvement !

1. Signez vous aussi cet appel en cliquant ici.

2. Adressez un mail à tous vos contacts pour qu'ils signent à leur tour avec le lien http://www.moralisation.fr 

3. Relayez l'appel sur Facebook, Twitter, Google Plus, vos blogs et vos sites internet.

Le scandale Cahuzac, après tant de mensonges publics, venant après tant d’autres scandales, a créé une onde de choc sur le gouvernement, sur la vie politique de notre pays.

Dans une circonstance aussi grave, les mots ne suffiront pas ; devant un sinistre aussi dévastateur, les rustines sont insuffisantes. Les accusations croisées de l’opposition contre la majorité et de la majorité contre l’opposition ne suffiront pas.

Répéter « République exemplaire » sous la majorité actuelle, comme sous la précédente, reprendre exactement les mêmes mots, les mêmes protestations de vertu, démenties par les mêmes dérives, c’est une manière, si rien ne change, d’enlever aux mots leur sens.

S’il est encore temps, la France a besoin d’une métamorphose en profondeur, d’une démarche globale, d’une réponse dure s’il le faut, qui permette aux citoyens d’obtenir la certitude que ce sont les fondations qui changent vraiment dans la République.

C’est le droit des Français d’obtenir la moralisation de leur vie publique. Et c’est le devoir du gouvernement de leur donner cette assurance.

C’est au moment où on croit atteindre le pire que parfois, on peut se ressaisir et mobiliser l’énergie nécessaire pour atteindre le meilleur.

Nous présentons deux éléments de réflexion :

  • depuis que la démocratie existe, ceux qui ont réfléchi à ce régime ont conclu que les êtres humains sont par nature faibles, et qui pour éviter leurs manquements, il fallait des institutions qui servent de garde-fous ! En France, ce sont ces institutions qui manquent, depuis trop longtemps.

  • En un temps de crise, où nous savons que les « marges de manœuvre » comme on dit, c’est à dire les moyens financiers, n’existent pas, cette réforme-là est réalisable, sans délai, sans qu’elle coûte un euro, au contraire : elle permettra de faire des économies substantielles et de rétablir une confiance entre gouvernants et citoyens qui est une des conditions du redressement !

La situation de la France exige une démarche générale de moralisation de la vie publique dans notre pays.

Deux décisions déjà annoncées vont dans le bon sens : la publicité des patrimoines des ministres et des parlementaires, et la réforme de la cour de justice de la République qui donnait aux ministres le droit exorbitant d’être en cas de faute dans leur fonction jugés par un jury essentiellement politique composé de collègues parlementaires.

Mais cela ne suffit pas.

La loi générale de moralisation que le pays attend, à laquelle il ne croit plus, mais qui est possible doit toucher aux pratiques du pouvoir et du monde politique.

Elle doit permettre d’interdire les conflits d’intérêt par l’adoption rapide des mesures proposées par le rapport Sauvé.

En particulier, elle doit créer d’urgence une autorité de déontologie de la vie publique. Cette autorité doit se voir confier la charge du contrôle et de la publicité des déclarations de patrimoine des ministres et des élus et la lutte active contre le mélange entre les intérêts privés et l’intérêt public.

Cette autorité permettra d’interdire les situations qui durent depuis des lustres, dans lesquelles des élus, en particulier par l’exercice de professions de conseil, sont soumis à des influences extérieures, en recevant des avantages ou des émoluments du monde des intérêts privés.

Au moment où les pouvoirs demandent sans cesse des efforts aux citoyens, ils doivent s’appliquer ces efforts à eux-mêmes.

Il faut que soit mis un terme à l’habitude prise en France de gouvernements pléthoriques, comportant jusqu’à 40 ministres et ministères, des Assemblées pléthoriques, près de 600 députés pour l’Assemblée, près de 300 sénateurs, des cabinets qui font double emploi avec les administrations dont le ministre a la charge.

Il faut que soit réglée, après tant de promesses jamais respectées, la question du cumul des mandats. Nous disons à François Hollande que renvoyer à 2017 l’application de cette règle, c’est se moquer des citoyens. Eux, on ne leur proposera pas de renvoyer à 2017 les efforts de toute nature qu’on leur demande dès cette année ! Et dans le cas où il aurait peur d’élections partielles, il lui suffit de rappeler aux élus de sa majorité que s’ils sont responsables, ils conserveront leur mandat, quitte à retrouver leurs fonctions locales en 2017 ! 

Il faut que les parlementaires et les élus se trouvent à égalité de traitement avec l’ensemble des citoyens, notamment en matière d’égalité devant l’impôt. Il n’est pas acceptable que les élus votent des impôts que, pour nombre d’entre eux, ils ne sont pas appelés à acquitter eux-mêmes. 

Il faut que tous les courants d’opinion d’importance substantielle soient représentés à l’Assemblée nationale. Cette après-midi, les orateurs à l’Assemblée disaient : « Nous représentons le peuple ! ». Evidemment, c’est une illusion, vous représentez le peuple PS et le peuple UMP, mais le peuple français d’extrême-droite, d’extrême gauche et du centre indépendant, il n’est pas représenté : moins de 1 % des sièges, pour près de 40 % des voix obtenus à chaque élection présidentielle. Il faut donc une règle électorale juste qui permette si on le veut d’élire une majorité mais qui impose de représenter autrement que symboliquement les courants minoritaires du pays. Car le débat où ne peuvent se faire entendre que les partis dominants empêche la vérité, ou en tout cas bien des vérités de se faire jour.

Il faut enfin que les nominations, en particulier les nominations dans les fonctions de contrôle de l’État, ne puissent plus être comme elles le sont depuis trop longtemps, le fait du prince et l’apanage de ses favoris. Sur ce sujet si sensible, depuis l’alternance, hélas ! , rien, absolument rien, n’a changé !

Dans une démocratie consciente de ses responsabilités de telles décisions devraient pouvoir être prises par le parlement qui accepterait ainsi, en une nouvelle nuit du 4 août, d’abolir un certain nombre de ses privilèges parmi les plus exorbitants du droit.

Mais à lire les déclarations on peut douter !

Il faudra alors que le président de la République ait le courage de se tourner vers le peuple pour qu’il exprime par référendum sa volonté de mettre un terme aux dérives qui l’indignent chaque jour davantage.

Enfin, nous en avons la conviction, rien de tout cela ne sera possible si les citoyens ne pèsent pas de tout leur poids, directement, pour obtenir un changement.

C’est pourquoi nous lançons un appel national que les Français puissent signer, pour obtenir un acte décisif de moralisation de la vie politique.

Nous ouvrons un site citoyen : moralisation.fr

En faisant pression sur les gouvernants, la signature sur le site moralisation.fr sera une action citoyenne en un moment clé où se mesure la dégradation de notre bien commun, la démocratie de la France.

Il n’est pas vrai que les extrêmes soient la seule réponse du pays en colère. Les extrêmes conduisent à tout coup dans le mur, dans le chaos et dans la misère. La rénovation de la vie publique, comme le redressement de l’économie, doive être pris à bras le corps, non pas par les extrêmes, mais par les citoyens, par les courants démocratiques et équilibrés.

Déjà 17.000 signataires. Rejoignez le mouvement !

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Published by bayrou62 - dans François Bayrou
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