François Bayrou 62

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"Les responsables politiques doivent entrer dans l'ère de la responsabilité!"

Publié le 30 Novembre 2012 par bayrou62 in Bayrou 2012


François Bayrou, invité de Questions d'Info sur... par mouvementdemocrate

François Bayrou était l'invité de "Questions d'info", sur LCP, mercredi 28 novembre.


"Avant de vous répondre, je voudrais dire à quel point nous sommes tous frappés, émus, tristes de la disparition brutale, extrêmement brutale hier soir d'Erik Izraelewicz", a d'abord souligné avec émotion François Bayrou.

"Il portait sur lui une intégrité intellectuelle, une manière d'aborder son métier, d'aborder des problèmes de l'économie qu'il connaissait mieux que tout le monde, les problèmes de la politique qu'il regardait avec un oeil souvent amusé. (...) En pleine force, il a été fauché, ce qui est pour Le Monde, évidemment, un événement extrêmement brutal, un tremblement de terre extrêmement brutal, et pour tous ceux qui ont une certaine idée du journalisme en France, un moment extrêmement triste", a-t-il exprimé.

"Le ministre du Redressement productif ne doit pas apparaître comme celui qui flingue les entrepreneurs"

Le président du Mouvement Démocrate a regretté "les signaux contradictoires" adressés par l'exécutif aux entreprises, entre François Hollande qui les soutient et Arnaud Montebourg qui donne l'impression de les "flinguer".

"On a des signaux contradictoires dans le gouvernement aujourd'hui et François Hollande devrait s'en préoccuper. Les orientation annoncées par le chef de l'Etat dans sa conférence de presse étaient au fond un soutien à l'entreprise. Et, ce sont des orientations qui vont dans la bonne direction", a-t-il jugé en regrettant que dans le même temps le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'en prenne au PDG d'Arcelor Mittal, Lakshmi Mittal, comme il "l'a fait pour d'autres entreprises".

"Alors qu'il y a 20.000 salariés de Mittal en France. Il utilise des mots, un ton, à l'égard des entrepreneurs qui font que dans le monde entier, l'univers de ceux qui envisagent de créer des entreprises met une croix sur la France", a prévenu avec gravité François Bayrou.

Interrogé sur le soutien de François Hollande à son ministre, l'ancien député béarnais a estimé que le chef de l'Etat "comme tout chef d'équipe essaie de ne pas désavouer ceux qui font des bêtises autour de lui" mais, a-t-il ajouté "j'imagine qu'en privé, il leur dit un certain nombre de choses". "On ne peut pas conduire une politique de redressement de l'économie en ciblant les entrepreneurs, en ciblant les investisseurs", a expliqué le patron du MoDem.

"J'ai été un des seuls à soutenir l'idée d'un ministère du Redressement productif, parce que j'ai mis le produire en France au coeur de la réflexion que j'ai proposée aux Français. Encore faut-il que le ministre ne soit pas celui qui flingue ou qui apparaisse flinguer", a-t-il précisé.

UMP: "Je comprends l'intervention de Nicolas Sarkozy, mais elle est pose la question de sa présence au Conseil constitutionnel"

Interrogé sur la crise profonde que traverse l'UMP, le leader centriste a dit "comprendre que l'ancien président Nicolas Sarkozy essaie de remettre un minimum d'ordre", mais rappelé "qu'être actif dans la vie politique" est incompatible avec l'appartenance au Conseil constitutionnel.

"Je n'ai pas à m'exprimer sur la vie interne de l'UMP, mais nous sommes tous responsables de ce qu'il se passe en France. Et donc je comprends très bien que Nicolas Sarkozy essaie, comme Alain Juppé l'a fait, de remettre un minimum d'ordre dans la vie politique française. Mais, la question de son appartenance au Conseil constitutionnel est évidemment posée", a-t-il ajouté.

Interrogé sur ce que devait faire l'ancien chef de l'Etat, François Bayrou a estimé que "lorsqu'il s'agit d'un engagement dans la vie politique, cela veut dire qu'on ne siège pas provisoirement... On suspend son appartenance au conseil constitutionnel". "Et quelque chose me dit qu'actif, il l'est", a-t-il constaté en référence au rôle de médiateur joué par l'ex-Président dans la crise de l'UMP.

Nicolas Sarkozy "a, au fond, incarné ce parti dont il a été président. C'est normal qu'il se préoccupe de son avenir et on ne va pas faire comme si on était effarouché", a-t-il jugé.

Pour l'ancien député béarnais, la question posée dans cette affaire est celle du "statut des anciens président de la République". "Le statut de membre du Conseil constitutionnel n'est pas adapté lorsque ces anciens présidents de la République sont encore en politique active. Le Conseil constitutionnel, c'est une instance arbitrale, pour ne pas dire qu'elle est devenue une juridiction, et évidemment, c'est inimaginable qu'on puisse être à la fois magistrat, chargé de juger des lois par exemple et actif dans la politique", a-t-il jugé.

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