François Bayrou 62

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"L'Europe doit imaginer des solutions nouvelles pour son avenir"

Publié le 10 Décembre 2012 par bayrou62 in Mouvement Démocrate

Marielle de Sarnez

 

Face à la crise et à la menace qui pèse sur la zone euro, l'eurodéputée Marielle de Sarnez appelle l'Europe "non pas à se replier sur elle-même, mais au contraire à se projeter, aller de l'avant et imaginer des solutions nouvelles pour son avenir", dans son édito publié début décembre.


"Ces dernières semaines, le Parlement européen a débattu de sujets importants, comme le budget de l’Union européenne ou les relations commerciales avec les pays émergents, la Chine en particulier. Sur ces sujets, j’ai à chaque fois défendu que le « plus » d’Europe était un bien pour la France, un bien pour une Europe qui, confrontée à la dépression économique, à la crise des finances publiques et à la menace qui pèse sur la zone euro, devrait non pas se replier frileusement sur elle-même, mais bien au contraire se projeter, aller de l’avant, et imaginer des solutions nouvelles pour son avenir.

En matière économique par exemple, et de commerce international, j’ai défendu, à l’occasion de l’ouverture par la Commission européenne d’enquêtes sur les prix anormalement bas auxquels sont vendus en Europe les panneaux solaires chinois, l’idée que nous ne pouvions pas nous satisfaire d’être seulement sur une position défensive, même si cela s’avère parfois nécessaire. L’Union ne doit pas hésiter à recourir aux instruments de défense commerciale qui sont à sa disposition, comme le font par exemple les Etats-Unis, dès lors que la loyauté des échanges n’est pas respectée. Mais L’Europe a aussi de nombreux atouts, en matière de recherche, de technologie, de ressources humaines, de créativité. Elle doit les valoriser. Et les mettre au service d’une véritable stratégie industrielle commune, accordant une place importante au développement des énergies renouvelables, porteuses de croissance pour l’avenir. Je pense en particulier à la nécessité d’avoir une stratégie européenne pour construire demain une filière photovoltaïque.

En matière de budget, j’ai défendu cette même ligne. La règle du chacun pour soi, et du chacun chez soi, dans les affaires budgétaires, comme dans les affaires économiques, n’a pas d’avenir. Le budget européen ne doit plus être la simple variable d’ajustement des budgets nationaux. Et l’exercice budgétaire ne doit plus être un compromis a minima. Si nous voulons qu’il soit utile aux européens, le budget doit être mis au service d’une vision politique. Pour ce faire, il faudra un budget européen digne de ce nom, financé enfin par une ressource propre, l’impôt sur les sociétés, ou la taxe sur les transactions financières, dès lors qu’elle sera appliquée par toute l’UE, et qu’une part importante sera réservée au développement, ou bien encore une taxe carbone sur les produits les plus polluants. Je fais le pari qu’à ce moment là les débats budgétaires tourneront enfin sur les vraies questions : la finalité des politiques publiques, les moyens de relancer la croissance, les investissements d’avenir. Nous y gagnerons en efficacité. Et ferons du même coup progresser l’idée d’une citoyenneté européenne.

En Europe, nous sommes à la croisée de chemins et presque à l’heure des choix. On le pressent dans les instances européennes où partisans du repli sur soi et partisans de plus et mieux d’Europe, forment finalement, au-delà de leurs différences de sensibilité politique, deux manières de penser qui s’opposent absolument. Nous aurons l’occasion d’en reparler car ce sera probablement là l’un des fils conducteurs des élections européennes à venir."

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