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Crise à l'UMP: "la politique, c'est autre chose" que ce spectacle

Publié le 21 Novembre 2012 par bayrou62 in Mouvement Démocrate

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez a déploré lundi le spectacle donné par l'UMP pour l'élection de son président, jugeant que "la politique, c'est autre chose" et que l'opposition ne doit pas se limiter à "attendre que le pouvoir se casse la figure pour le remplacer".


"J'aime vraiment la politique, je suis engagée depuis longtemps et je crois que la politique, c'est autre chose que ce qu'on voit depuis 24 heures. Je regarde cela avec un sentiment de tristesse", a expliqué la vice-présidente du MoDem sur BFMTV.

"Et je ne voudrais pas que les Français croient que la politique, cela se résume à cela. C'est autre chose, un idéal, des choses à quoi on croit et je voudrais que cette question-là revienne le plus vite possible sur le devant de la scène", a-t-elle ajouté, en appelant "à redonner du sens à la politique".

Sur le fond, la numéro deux du parti de François Bayrou a pointé la différence fondamentale séparant, selon elle, la ligne Copé, "celle d'une droite dure, qui clive, cherche à antagoniser", de celle de Fillon, "plus sociale, ouverte et réformiste".

"Ils nous disent: tout cela n'est rien, des péripéties, et après on va tous se retrouver ensemble . Mais, les rassemblements cosmétiques, ce n'est pas terrible. Moi, je pense que les Français ont besoin de clarification, d'honnêteté intellectuelle", a-t-elle expliqué.

"Je ne sais pas si l'UMP implosera mais, à force de nier les différences, on arrive à passer à côté de l'essentiel", selon Mme de Sarnez, pour laquelle "c'est la même chose à gauche, où il y a une gauche sociale-démocrate et une gauche de la gauche qui est plutôt dans le déni de la réalité".

"A quoi sert une opposition dans notre pays? Est-ce que c'est attendre que le pouvoir se casse la figure pour le remplacer dans quatre ans et demi ou est-ce que l'opposition, restant campée sur ses valeurs, se sent une part de responsabilité dans ce qui se passe dans le pays", a-t-elle demandé.

Et de se dire convaincue que "les réformistes de droite, de gauche et du centre doivent se sentir co-responsables de l'avenir du pays".

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