François Bayrou 62

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En 2017, si les Français se trouvaient devant un choix qui serait entre F. Hollande, N. Sarkozy et M. Le Pen, alors je ferais face !

Publié le 14 Novembre 2015 par bayrou62

Président du MoDem et maire de Pau, François Bayrou était l'invité de "Des paroles et des actes" hier en direct à partir de 20h55 sur France 2. Revivez ici l'émission dans son intégralité.

 


François Bayrou, invité des Paroles et des... par mouvementdemocrate

 

David Pujadas : Comment envisagez-vous 2017 ? Est-ce que vous souhaitez être candidat ? Où en est votre réflexion ?

François Bayrou : Je souhaite qu’en 2017, à l’élection présidentielle, il y ait un candidat qui puisse rassembler le courant politique que je représente et d’autres courants pour être une vraie alternative, un choix qui sera gagnant, je le crois.

Je pense qu’Alain Juppé peut être cet homme là. Il y a une primaire et je vous ai dit mon inquiétude sur la primaire. Si Alain Juppé n’était pas choisi par cette primaire, si on se trouvait dans d’autres configurations, si les Français se trouvaient devant un choix qui serait : François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen ; alors je ferai face.

Je serai dans la responsabilité de celui qui ne peut pas accepter que la France n’ait que ce choix là ; qes jeunes Français, ayant constaté deux impasses avec les cinq années de Nicolas Sarkozy et les cinq années de François Hollande, se trouvent devant une troisième impasse, à mon avis encore plus dangereuse, qui est celle du Front national. Il faudra donc qu’on leur propose un autre choix.

Vous serez dans cette hypothèse candidat à la présidence de la République….

En tout cas, je serai là et je prendrai mes responsabilités

François Bayrou, vous avez toujours le même ressort intact en vous ? Vous avez déjà été trois fois candidat.

Le ressort est plus tendu encore.

Vous en rêvez toujours ?

Je n’en ai jamais rêvé ! Je n’ai jamais cru qu’être Président de la République soit un bonheur. Je n’ai jamais cru qu’être Président de la République ça rendait heureux, vous et les vôtres. Je n’ai jamais cru qu’être Président de la République c’était un but à la vie.

Franchement ?

Je sais très bien que les caricatures ont dit autre chose. Je n’ai jamais cru que Président de la République était un accomplissement.

C’est vrai que l’on a du mal à vous croire parce que l’on vous sent habité par cette envie.

Mais je sais que c’est l’une des seules élections dans notre pays d’où l’on peut faire bouger les choses, à condition que le pouvoir change. Je sais qu’il faut que la présidence de la République change de rôle et de pratiques en France. On a pris l’habitude depuis des années d’avoir un Président de la République chef de parti. On en crève !

C’est le contraire de ce que De Gaulle voulait. De Gaulle a créé la Vème République. Il suffit d’entendre un discours, qui a été un discours historique : le discours de Bayeux après la guerre. Il a dit "Ce que je veux pour nos institutions, c’est que le Gouvernement échappe au jeu des partis, au jeu parlementaire. C’est pourquoi il y aura un Président de la République, et le Gouvernement dépendra du Président de la République et pas du jeu des partis." Insensiblement, les deux partis dominants et majeurs ont grignoté cette affirmation. Nicolas Sarkozy était en fait chef de parti et François Hollande est en fait chef de parti.

Trop ! On aimerait des Présidents de la République qui soient au dessus, grands, qui soient capables d’oublier qu’ils sont d’un parti, et qu’ils réunissent les gens ! Je vais vous dire, j’aimerais un Président de la République qui, parfois, puisse donner raison à l’opposition. Et ça, ça ne peut venir que si l’on sépare la fonction présidentielle du parti politique auquel ce Président a appartenu.

C’est une des raisons pour lesquelles je soutiens Alain Juppé, c’est parce qu’il est distingué du parti. On le sait bien, l’appareil n’est pas tout à fait dans son sens…

Oui, c’est lui qui l’a créé…

Oui, je pense qu’il s’est trompé gravement. Vous vous souviendrez peut-être que j’étais allé à la réunion de fondation pour dire : « Vous dites que l’on pense tous la même chose. Or si l’on pense la même chose, c’est que l’on ne pense plus rien ».

Je pense que l’opposition serait infiniment mieux organisée s’il y avait un parti de droite et un parti du centre. Je pense que le parti unique de la droite et du centre est un leurre. Je pense que ça brouille les messages. Et s’il y avait eu un vrai parti de droite solide, et un vrai parti du centre solide, le Front national ne serait pas où il en est et le Parti socialiste n’aurait pas occupé toute la place.

 

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