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Dimanche 8 novembre 2009
Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, revient sur la ratification du Traité de Lisbonne par la République tchèque, ouvrant la voie aux nouvelles dispositions institutionnelles de l'Union européenne.

Pour Robert Rochefort, si cette ratification est "une très bonne nouvelle", il apparaît nécessaire que l'Union se dote d'une réelle "volonté politique" en vue de faire face aux puissances régionales montantes comme la Chine ou l'Inde.
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Vendredi 6 novembre 2009
François Bayrou

Invité de l'émission "Les 4 Vérités" sur France 2, jeudi 5 novembre, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, est revenu sur le dérapage de la dette et la situation incontrôlable des finances en France.

Jugeant la gouvernance de Nicolas Sarkozy, François Bayrou a rappelé le besoin que des voix libres s'expriment pour le bien du pays, à contrario des voix asservies. Il s'est aussi exprimé sur la séparation des pouvoirs, la future présidence de l'Union européenne, et sur le couvre-feu pour les mineurs délinquants.


France 2 : Bonjour, François Bayrou.

François Bayrou : Bonjour.

Demain cela fera exactement deux ans et demi que Nicolas Sarkozy est à l’Elysée, c’est-à-dire qu’on est à mi-mandat ; l’Elysée a d’ailleurs publié cette nuit une série de précisions sur son action, on va en parler, mais d’abord quel bilan faites-vous de ces deux ans et demi à l’Elysée ?

Il y a deux juges qui ne se trompent pas, c’est d’abord la situation du pays, les finances du pays qui sont dans une situation de dérive dangereuse sans précédent ; et le deuxième c’est le jugement des Français : comme beaucoup d’enquêtes le rappellent, leur déception est à la mesure des espoirs qui avaient été mis dans l’élection de Nicolas Sarkozy.

Mais comment vous vous l’expliquez ?

Il y a la manière dont le pouvoir est exercé par le président de la République, et c’est une manière qui ne respecte pas les principes qui sont les nôtres, depuis à peu près tous les présidents de la Ve République.

Par exemple ?

Je ne veux pas revenir sur des polémiques, je vois à votre sourire que vous savez exactement de quoi il s’agit...

…Non j’aurais préféré que vous me le disiez…

Exemple : l’installation dans tous les postes de pouvoir, économique financier médiatique de proches du président, choisis par lui, c’est quelque chose qui ne respecte pas la volonté de séparation des pouvoirs. Mettre la main sur la justice, ce n’est pas respecter la séparation des pouvoirs, et ainsi de suite… Mais il n’est pas question d’entrer dans la polémique. C’est la situation du pays qui doit être jugée impartialement, et tous ceux qui s’y intéressent expriment une inquiétude, qui est une inquiétude dont je ne me souviens pas avoir vu pareil dans le passé

Vous pensez que les choses se sont dégradées, depuis deux ans et demi ?

Il ne faut pas nier que la crise a une part de responsabilité ; mais il y a eu des choix qui sont des choix de fuite en avant, et dont on verra dans les mois qui viennent à quel point ils compromettent l’avenir du pays. Il n’y a pas d’avenir sans équilibre ; aujourd’hui cet équilibre est très largement mis en danger par les choix qui ont été faits, et je crois que quiconque prit au sein de la majorité, dans la droite républicaine, sait très bien cela.

Cela explique les divisions à droite ?

Oui, ça peut expliquer les divisions à droite, comme les nuances -que vous soulevez- entre, par exemple, François Fillon et Nicolas Sarkozy...

Mais est-ce que vous pensez qu’il y a un danger pour la démocratie en France ?

Il y a un danger pour les principes républicains ; il y a un danger pour l’équilibre du pays et l’équilibre et les principes, cela devrait être les deux buts de l’action de ceux qui sont au pouvoir.

Vous parliez de nomination ; dans les précisions apportées cette nuit par l’Elysée, on parle du cas Jean Sarkozy. Nicolas Sarkozy dit qu’il regrette d’avoir voulu présenter son fils à cette fonction…

Oui, il dit même qu’il a fait une erreur et c’est le moins qu’on puisse dire ; et quand vous voyez une déclaration de cette ordre à ce moment-là, vous jugez le caractère pernicieux de la mise sous tutelle de la totalité de l’UMP ! Parce que vous vous souvenez quand cette décision a été prise ? À l’intérieur du parti au pouvoir, tout le monde disait « c’est formidable, le fils d’un génie ne peut être qu’un génie, et c’est probablement la meilleure initiative pour la jeunesse »… Ce qui faisait se gondoler la totalité des jeunes Français qui rament tant, et vous voyez que cette situation montre qu’une voie libre, capable de dire vous vous trompez, c’est au fond le meilleur service à rendre au pays…

…Cette voix, c’est vous ?

J’en porte une qui dit de la manière la plus objective possible -et sans acrimonie personnelle, ce que pendant longtemps on n’a pas cru- ce qu’est la situation du pays. Les voix libres rendent davantage de service dans une situation que nous connaissons, plutôt que les voix asservies qui servent de serpillières du pouvoir !

Il y a eu un dossier assez sensible cet été, celui des sondages de l’Elysée qu’on retrouve dans la presse. L’Elysée veut de la transparence, c’est une bonne chose ?

Vous vous souvenez ce qui a été dit, quand je me suis exprimé sur cette affaire ? On a dit « mais enfin, il voit des complots partout ! » ; mais la situation créée en France par la mainmise de l’exécutif, son influence sur les instituts de sondage par l’achat par millions et par millions de sondages d’opinion, est quelque chose qui n’est pas normal dans les principes qu’on devrait respecter, et qui touche à la séparation des pouvoirs, qui touche aussi au monde médiatique et au monde des puissants… On voit aujourd’hui à quel point ceux qui s’en inquiétaient avaient finalement raison.

Sur le grand emprunt, Nicolas Sarkozy semble avoir tranché : ce sera entre 25 et 50 milliards. Cela vous paraît raisonnable ?

C’est déjà mieux que 100. Les finances de la France sont hors-contrôle, l’avalanche est partie, la boule de neige roule, et on ne sait pas faire en sorte d’éviter le dérapage auquel nous paraissons condamner. Je vous donne un chiffre qui vous fera comprendre : aujourd’hui, la totalité de l’impôt sur le revenu payé par les Français couvre à peine les intérêts de la dette ! Dans 3 ans, il en couvrira la moitié ; il faudra deux fois plus que la totalité de l’impôt sur le revenu pour payer la totalité de la dette. Cela veut dire que nous n’avons plus de marge de manœuvre ; cela veut dire qu’on a mangé -à cause de ce dérapage de déficits et de dettes que j’ai si souvent montré du doigt- la totalité de la marge de manœuvre des Français, de ce qui est produit et de ce qui sera dans la décennie qui vient.

Autre dossier sensible, la proposition de Brice Hortefeux d’organiser un couvre-feu pour les mineurs délinquants, cela vous paraît une solution ?

Le bons sens, c’est que les parents s’occupent des enfants, et que à 12 ans, il vaut mieux qu’à minuit on soit dans son lit, si on doit aller à l’école le lendemain plutôt que de traîner dans les rues. Mais encore une fois, vous voyez la distance entre les déclarations et les actes. Parce que tous les syndicats de policiers et de magistrats ont dit « mais comment on va faire ? ». En réalité, ceci est inapplicable, c’est une déclaration verbale destinée à faire de la pub, et non à changer la législation.

En ce qui concerne l’Europe, il y a un président de l’Europe qui va être choisi. Qui vous paraît le mieux placé ?

Si j’étais en position de choisir un gouvernement, je me poserais deux questions : qui a l’expérience, et qui sait comment fonctionne l’Europe, et ce qu’il peut lui apporter ? Deuxième question : qui veut que l’Europe avance ensemble, et pas chacun dans son coin ? On dit, en langage européen, « politique communautaire », et non pas intergouvernementale !

Cela ressemble au profil du Premier ministre Jean-Claude Junker ? C’est votre favori ?

Et bien vous voyez que les portraits robots désignent parfois des hommes qui ont la capacité, la puissance de travail, de porter un projet aussi important que le projet européen.

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Jeudi 5 novembre 2009
François Bayrou

Suite à une réunion à Matignon, mercredi 4 novembre, François Bayrou a mis en garde le gouvernement contre le "dérapage" des finances publiques.

Le Président du Mouvement Démocrate a également affirmé que "la raison" voudrait que le gouvernement "renonce" à son projet de grand emprunt.

"La situation est une situation de dérapage absolu. On ne peut pas imaginer un grand emprunt sans réfléchir à la situation qui est celle du pays aujourd'hui", a-t-il encore précisé.

François Bayrou a encore ajouté : "Aujourd'hui la charge de la dette c'est l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu des Français" ; "sur ce rythme là, on va à une catastrophe que probablement on sous-estime".

"J'ai dit au Premier ministre que la raison serait qu'on renonce (...). J'ai même proposé une voie alternative qui est la voie européenne", qui puisse "convaincre nos partenaires de faire un emprunt ensemble".

"Dans le débat, j'allais presque dire combat, qui a lieu aujourd'hui à l'intérieur du pouvoir actuel entre des gens comme Michel Rocard et Alain Juppé qui disent +s'ils vous plaît soyez raisonnables+ et qui évoquent des chiffres de 20/30 milliards+ (...) et d'autres qui disent +il faut 100 milliards+, nous sommes du côté des raisonnables", a rappelé le Président du Mouvement Démocrate.

"J'ai l'impression depuis le début que François Fillon est du côté des raisonnables, pas des déraisonnables. Je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait contradiction entre sa pensée et ce que je développais comme analyse", a conclu François Bayrou.

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Mercredi 4 novembre 2009
François Bayrou

François Bayrou, député des Pyrénées-Atlantiques, a voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, mardi 3 novembre, à l'Assemblée nationale.

Malgré l'adoption en première lecture du projet de loi (316 voix contre 218), un déficit record de 30,6 milliards d'euros des comptes de la Sécurité sociale est prévu pour l'année prochaine.

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Mardi 3 novembre 2009
François Bayrou

François Bayrou a déclaré, lundi 2 novembre, qu'il envisage de faire appel du jugement du tribunal administratif qui a validé l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais ; ce jugement contraint l'Etat à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires.

"La probabilité, c'est que nous ferons appel", a précisé le Président du Mouvement Démocrate, ajoutant : "nous étudions en détail le jugement pour voir quels sont les arguments qu'on peut faire valoir en appel".

Le jugement rendu début octobre a ouvert "une porte tout à fait positive". "Charles de Courson et moi-même avons été déclarés recevables" par le tribunal, mais "nous savions depuis le début que c'était une oeuvre de longue haleine", a encore affirmé François Bayrou.

Il a conclu en considérant que "ce n'est pas Tapie le problème, le problème c'est l'Etat qui a pris cette décision".

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Samedi 31 octobre 2009
Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi sur la politique migratoire envisagée au niveau européen :

"Suite à l'annonce par le président Nicolas Sarkozy de l'organisation prochaine de vols groupés pour des opérations communes de reconduite au niveau européen, je souhaite exprimer ma grande colère.

Cette décision fait suite à une action de lobbying intense menée conjointement par la France et le gouvernement italien de M. Silvio Berlusconi.

Elle vise à développer la coopération avec la Libye et la Turquie, par des accords favorisant le renvoi des demandeurs d´asile vers ces pays, lorsque ces derniers y ont transité.

Je considère pour ma part que cette logique est scandaleuse, dès lors que l´Union européenne, tout comme la France, ont un devoir d´accueil de ces populations en grand danger.

Faut-il rappeler à MM. Sarkozy et Berlusconi que la Libye n’a toujours pas signé la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, et que le Haut Commissariat pour les Réfugiés n’est pas officiellement présent dans ce pays ? Que la Turquie, pourtant signataire de la Convention de Genève, ne l’applique pas aux demandeurs d’asile qui viennent de certains pays avoisinants, notamment l’Irak et l’Iran ? Faut-il comprendre que les immigrés clandestins seront massivement « livrés » à des pays qui foulent au pied la dignité et les droits humains les plus élémentaires ? Au même titre, la froide planification de vols charters à destination de l’Afghanistan, en guerre, est criminelle et écœurante.
 
Plus qu´un effet d´annonce : c´est l´ensemble de la politique migratoire française et européenne qu´il est urgent de refonder.

Le droit d´asile est une source de fierté. Aujourd´hui, j´ai honte."

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Vendredi 30 octobre 2009

Invité de Christophe Barbier sur LCI mercredi 28 ocotbre 2009, François Bayrou s'est dit favorable mercredi à la levée du secret défense, notamment dans l'affaire de l'Angolagate, pour que "la vie politique soit assainie".

"Il faut lever le secret défense, parce qu'il y a trop de soupçons, de suspicions (...). Les frégates de Taïwan, l'Angolagate, Karachi, tout ça empoisonne depuis des années et des années la vie politique française", a-t-il estimé sur LCI.

 

Cela "donnerait droit" à la demande de Charles Pasqua, condamné mardi à trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, et 100.000 euros d'amende pour trafic d'influence.

"Il faut lever ce secret pour que la vie politique soit assainie", a-t-il martelé, "si on veut faire de notre pays une république saine, (...) pas vertueuse, normale (...) il convient que tout cela soit apuré".

François Bayrou s'est dit favorable à la constitution, d'une "commission" constituée de "parlementaires qui auront la faculté de dire ce qui peut être dit qui concerne la France, et ce qui peut être moins dit, qui concerne ce qui se passe à l'étranger".

"Dans un pays comme le nôtre, qu'il y ait eu des pots de vin immenses par dizaines et centaines de millions et peut-être par milliards, qui aient arrosé la vie politique française, pourrissant la démocratie, cela doit être puni", a-t-il affirmé, regrettant que "le gouvernement actuel a refusé de le faire, et d'autres avant lui".

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Jeudi 29 octobre 2009

Bernard Lehideux, conseiller régional d'Ile-de-France revient sur le grand débat sur l'identité nationale confié par Nicolas Sarkozy à Eric Besson et y voit une "opération électoraliste claire" à l'approche des élections régionales.

Revenant sur le renvoi de trois demandeurs d'asile afghans dans leur pays, il rappelle: "nous sommes en guerre en Afghanistan. Il est évident que quand un pays est en guerre, il y a une circonstance essentielle qui fait que la politique d'asile, d'accueil à l'égard de ses citoyens est, au moins temporairement, une attitude de bienveillance et particulière. Ne pas tenir compte de cette réalité, alors là, pour le coup, ça ne va vraiment pas avec l'identité nationale française".

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Mercredi 28 octobre 2009

Corinne Lepage et Robert Rochefort, députés européens du Mouvement Démocrate, ont réagi à la tenue lundi 26 octobre d'Assises de la consommation, organisées à l'initiative du gouvernement.

Corinne Lepage juge ces assises "très décevantes" alors que Robert Rochefort demande à Hervé Novelli de "revoir sa copie". Les deux députés défendent l'importance de la mise ne place d'actions collectives ou class actions.


Pour Robert Rochefort, député européen et rapporteur pour l'ADLE dans le cadre de la discussion du projet de directive sur les droits des consommateurs : "Ces assises ont été une vaste mascarade que ce soit en terme d’organisation, de participation des associations de protection des consommateurs (absence de l'UFC-Que Choisir et non caution de la CLCV) ainsi qu’en matière de propositions émises. Le gouvernement nous avait dit qu’il voulait aider les consommateurs, ill a fait deux erreurs majeures :

La première, c’est qu’il entérine une fois de plus le report des class actions sous l’influence du MEDEF en restant au niveau de la médiation. Oui, il faut privilégier la médiation quand c’est possible mais c’est loin d’être suffisant, on ne peut pas régler tous les problèmes comme cela. On a d’un côte des marchés où l’on a uniquement 2 ou 3 opérateurs et en face des millions de personnes. Les citoyens-consommateurs doivent disposer d’une arme pour se défendre et cette arme s’appelle les actions de groupe.

La seconde réside dans cette proposition de « super agrément » nécessitant pour les associations de gagner des « unités de reconnaissance ». Mais depuis quand est-ce à l’Etat de décider quelle association doit exister ou non ?

Je demande donc à Mr Novelli de revoir sa copie, de supprimer ce « super agrément » et  de mettre en place rapidement le principe des class actions en France, comme Nicolas Sarkozy s’y était engagé. A partir du moment où cela sera fait, les associations se regrouperont d’elles-mêmes pour peser d’avantage."
 

Corinne Lepage : des Assises de la consommation "très décevantes alors que le sujet est majeur"

Pour Corinne Lepage, députée européenne, les Assises de la Consommation, qui se tenaient aujourd’hui à l’initiative du gouvernement, « sont très décevantes, alors que le sujet est majeur. La montée en puissance du pouvoir des consommateurs, qui constitue en réalité le contre-pouvoir le plus puissant pour protéger la santé publique et assurer la protection du cadre de vie et des ressources naturelles, est une nécessité politique autant qu'économique » a-t-elle déclaré.
« Nous avons besoin d’un mouvement consumériste fort en France. 17 ou 19 associations de consommateurs c’est évidemment le bon moyen de diviser tout le monde et de n’avoir aucun pouvoir du consommateur face au producteur. Je suis donc favorable à tout ce qui peut renforcer le mouvement consumériste y compris en essayant de favoriser de très grandes associations comme c’est le cas dans d’autres pays. Renforcer les associations de consommateurs, oui mais ça veut dire dans le même temps leur donner d’avantage de droit et d’avantage de moyen au niveau de la justice. C’est la raison pour laquelle je défends le principe des class actions. Seule l'action de groupes, ouverte largement - sous réserve d'un encadrement très strict des avocats - peut permettre de rétablir un équilibre entre les producteurs qui veulent plus de liberté et des consommateurs qui veulent plus de sécurité et de juste prix. » a-t-elle ajouté.

« À moyen terme, bien loin d'être une menace pour l'activité économique nationale ou européenne, l'action de classe constitue au contraire un outil de moralisation des choix, d’allégement de la charge publique (qui en cas contraire est contrainte de payer pour les vrais responsables comme dans le cas de l'amiante ou du sang contaminé) et de pérennité des entreprises qui ont fait le seul choix qui vaille : celui de la soutenabilité », a-t-elle conclu.
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Mardi 27 octobre 2009

François Bayrou a affirmé lundi que "l'identité nationale n'appartient pas aux politiques", après l'annonce d'un vaste débat sur ce thème par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

"L'indentité nationale n'appartient aux politiques. C'est comme l'histoire, il n'appartient pas aux politiques de s'en accaparer", a-t-il déclaré à l'AFP.

"C'est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent", a fait valoir l'ancien ministre de l'Education en citant l'écrivain Ernest Renan qui la définissait comme "un plébiscite quotidien".

 

"Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l'image de la France. Et, encore pire d'en faire une utilisation partisane", a-t-il dénoncé. "La nation appartient à tout le monde (...) Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays", a affirmé François Bayrou.

"Evidemment cette nouvelle annonce (d'Eric Besson) est une recette électorale. Chaque fois qu'une élection se présente à l'horizon, le parti UMP agite le sujet de l'identité nationale et de l'immigration", souligne-t-il.

"Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n'ont rien a voir avec une réalité qui s'aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l'identité de notre pays", a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.

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